Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique (en anglais: British Columbia) est une province de la côte pacifique du Canada. S'étendant sur une superficie de 947 800 km

La province est limitée au nord par le territoire du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, à l'est par l'Alberta, au sud par les États-Unis (Montana, Idaho et État de Washington), au nord-ouest par l'Alaska (USA). La crête des montagnes Rocheuses forme la partie sud de la limite orientale. La province inclut l'île de Vancouver et l'archipel de la Reine-Charlotte, au large de la côte ouest . La Colombie-Britannique fut la sixième province à se joindre à la Confédération canadienne en 1871, la septième si l'on inclut les territoires.

La capitale de la province est Victoria, mais Vancouver est la plus grande ville.

La région sud du territoire qui porte aujourd'hui le nom de Colombie-Britannique s'appelait autrefois Columbia, en raison du fleuve du même nom qui la traverse, tandis que la région du centre avait été baptisée Nouvelle-Calédonie par l'explorateur Simon Fraser. Pour éviter toute confusion avec la Colombie de l'Amérique du Sud et la Nouvelle-Calédonie du Pacifique, la reine Victoria rebaptisa Colombie-Britannique l'ensemble du territoire lorsqu' il devint une colonie en 1858.

Histoire

Parmi les provinces et les territoires du Canada, c'est en Colombie-Britannique que vivaient le plus grand nombre de Premières nations distinctes. Comme la côte du Pacifique présentait un climat et un relief très variés — les régions froides voisinant avec les régions tempérées, et les montagnes avec la mer — les cultures et les langues des nations qui s'y établirent étaient totalement différentes. Non seulement ces nations se distinguaient-elles les unes des autres, mais elles se différenciaient également des autres Premières nations du Canada. Parmi les nations établies le long de la côte, on trouvait les Nootka, les Bella Coola, les Tlingit, les Haïda, les Tsimshian, les Kwakiutl et les Salish, tandis que sur les plateaux des montagnes Rocheuses vivaient les Tagish, les Tahltan, les Tsetsaut, les Porteurs, les Chilcotin, les Salish de l'intérieur, les Nicolas et les Kutenais.

À la distinction de ce qui se passait dans l'est du Canada, où les Français et les Anglais se disputaient le territoire, l'Espagne et la Russie furent les deux premiers pays à réclamer la propriété de certaines parties de la Colombie-Britannique. En effet, au XVIIIe siècle, les Espagnols revendiquèrent la région de la côte ouest s'étendant du Mexique jusqu'à l'île de Vancouver, tandis que les Russes faisaient valoir des prétentions similaires sur la côte du Pacifique depuis l'Alaska jusqu'à San Francisco.

En 1778, le capitaine James Cook, de Grande-Bretagne, fut le premier à porter la région sur la carte. George Vancouver était alors un midshipman (aspirant dans la marine britannique) d'une vingtaine 'années engagé à bord du vaisseau de Cook. Il devait par la suite mener lui même trois expéditions et cartographier plus de 16 000 km du territoire longeant la côte. Ayant ainsi fermement établi son droit de propriété, la Grande-Bretagne entreprit de régler ses disputes avec l'Espagne et la Russie.

En 1846, le Traité de l'Oregon signé avec les Américains reconnut la Grande-Bretagne comme unique propriétaire de l'île de Vancouver et de la région située au nord du 49e parallèle. Enfin, en 1849, le gouvernement britannique céda l'île de Vancouver à la Compagnie de la Baie d'Hudson dans l'espoir qu'elle soit colonisée. En effet, jusqu'alors les seules colonies européennes établies dans cette région du pays étaient des postes de traite des fourrures.

Quand on découvrit de l'or dans les basses terres du Fraser en 1857, des milliers de gens y accoururent espérant faire fortune du jour au lendemain. Pour assurer le respect de la loi et le maintien de l'ordre, le gouvernement britannique établit l'année suivante la colonie distincte de la Colombie-Britannique. En 1866, quand se calma la frénésie de la ruée vers l'or, la colonie de l'île de Vancouver se joignit à celle de la Colombie-Britannique.

Comme cette colonie était coupée du reste de l'Amérique du Nord britannique par des milliers de kilomètres et une imposante chaîne de montagnes, la promesse d'y construire un chemin de fer qui relierait la côte du Pacifique au reste du Canada persuada la Colombie-Britannique d'entrer dans la Confédération en 1871.

Armoiries

L'écu a été accordé par le roi Édouard VII en 1906. Sa Majesté la reine Elizabeth II a octroyé les armoiries complètes en 1987.

Le drapeau royal de l'Union avec, au centre, une couronne ancienne couleur or, orne le tiers supérieur de l'écu pour rappeler que la province était à l'origine une colonie britannique. Au bas de l'écu se trouve un demi-soleil d'or se déployant sur trois bandes horizontales ondées d'azur sur champ blanc. Les bandes bleues symbolisent l'océan Pacifique, et le demi-soleil rappelle la situation géographique de la Colombie-Britannique, à l'extrême ouest du Canada.

L'écu, dessiné par le révérend Arthur John Beanlands, de Victoria, est soutenu par un wapiti et un mouflon des montagnes Rocheuses, représentant les colonies de la Colombie-Britannique et de l'île de Vancouver.

Le cimier est constitué d'un lion sur une couronne. Celui-ci porte autour du cou une guirlande de cornouiller de Nuttall, l'emblème floral de la province. Entre l'écu et le cimier figure le casque d'or de la souveraineté, symbole du statut de souveraineté partagée de la Colombie-Britannique dans la Confédération. Le casque est surmonté d'un bourrelet et d'un lambrequin en rouge et blanc, couleurs du Canada. L'emblème floral de la province est représenté une seconde fois sous la forme de fleurs de cornouiller entrelacées autour du listel.

 

Devise

SPLENDOR SINE OCCASU (Éclat sans ternissure)

Drapeau

Le drapeau, qui reprend l'image des armoiries de la province, a été adopté par décret du lieutenant-gouverneur en conseil en 1960. Ses proportions sont cinq de longueur sur trois de largeur.

Emblème floral

L'emblème floral de la Colombie-Britannique, le cornouiller de Nuttall (Cornus nuttallii), a été adopté en 1956. Il s'agit d'un arbre de 6 à 18 m de haut, qui produit, en avril et en mai, une profusion de fleurs blanches. Le cornouiller de Nuttall ne passe pas non plus inaperçu à l'automne avec ses grappes de baies rouges et son feuillage éclatant.

Autres symboles de la province

Tartan :
le tartan de la Colombie-Britannique
Arbre :
le cèdre de l'Ouest (Thuja plicata)
Oiseau :
le geai de Steller
Minerai :
le jade
Animal :
l'ours d'esprit

 

source : Patrimoine Canadien-pch-gc-ca
  Quelque part sur l’île de Vancouver.

Iles de Vancouver

Green Lake, près de Whistler, site des jeux olympiques d'hiver de 2010

Green Lake

Mont Robson

Mont Robson

False Creek

False creek